• Mathilde Despax

La responsabilisation des entreprises exigée par les consommateurs relayée par leurs salariés

La couverture médiatique des enjeux climatiques a désormais largement dépassé le cercle fermé de la presse spécialisée. Les médias grand public s’adaptent ainsi à la prise de conscience générale pour développer, en détail, les évolutions générées par les projections alarmantes des scientifiques.

Parmi les évolutions abordées, le sujet de l’attente des salariés envers leur entreprise de mesures de réduction de leur empreinte environnementale est récurrent. Après avoir donné l’accent sur la responsabilisation des grands groupes par leurs consommateurs, les projecteurs s’allument désormais sur leurs salariés qui exigent des pratiques de travail respectueuses de l’environnement.

Une nouvelle forme de pression complémentaire à celle des consommateurs et particulièrement pertinente puisque les salariés ont, contrairement aux consommateurs :

  • La connaissance du fonctionnement interne de la société (méthodes de production, de communication, de sourcing…)

  • Des organes de représentation internes (Les CSE, qui disposent de prérogatives de négociation et de consultation avec la Direction, permettant d’établir rapidement et légitimement un dialogue sur ces enjeux) ou externes, au niveau des branche d’activité et au niveau national.

Tout juste publiée, la 4ème édition de l'observatoire « Salariés et entreprises responsables » est sans appel : malgré les conclusions des rapports du GIEC, les nouvelles réglementations en vigueur, les alertes des ONG, associations, universitaires… la grande majorité des salariés considèrent que leur entreprise n’agit pas suffisamment sur leur responsabilité environnementale. Ainsi, seuls 4% des salariés estiment que la démarche RSE de leur entreprise a réellement permis de faire émerger de nouvelles offres plus responsables. Seuls 8% pensent que la RSE a réellement affecté le business model de leur organisation. Et pour 24% des salariés, la RSE peut se résumer ainsi : « une somme d’actions ponctuelles ».



Pourtant, La RSE est importante pour une majorité de répondants (40%) et même indispensable pour 19% du panel. Ils sont également 70% à être volontaires pour s’impliquer davantage sur ces enjeux et 2/3 sont prêts à proposer des idées pour nourrir la réflexion sur la RSE.


Les salariés doivent, à travers leurs organes de représentation notamment, faire entendre leur voix efficacement. Pour plus d’information www.gate17.fr




Entre engagement et salaire, les jeunes ne veulent pas choisir, Les Echos Start, Anthony Arianfar, 20 janvier 2020


« Ce n’est pas le salaire qui me fera choisir un emploi » : ces ingénieurs pensent d’abord au climat, L’Obs, Sébastien Billard, 25 janvier 2020


Ecologie : comment les jeunes font bouger les entreprises de l’intérieur, Les Echos Start, Adrian de San Isidoro, 9 janvier 2019


Les employeurs sommés de montrer « patte verte », Les Echos, Julie Le Bolzer, 30 janvier 2020


RSE : étudiants et diplômés de grandes écoles ne croient pas les entreprises, RSE Magazine, Sébastien Arnaud, 24 janvier 2020


Environnement : des salariés tiennent tête à la direction d'Amazon, Libération, Aude Massiot, 8 janvier 2020


Étude : les jeunes accepteraient d’être payés moins pour travailler dans une entreprise écolo, Youmatter, Clément Fournier, 15 février 2019

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